mercredi 9 décembre 2009

les minuscules

elles sont hyper existantes
par-delà tous les paragraphes
au-delà des plus longs alinéas
aussi menues que d’autres sont géantes
elles contiennent les histoires
elles composent les poésie qui collent
à la peau jusque dans nos os
les minuscules basculent sans bruit
pendant que les MAJUSCULES attirent l’attention
les drames ne se mesurent pas à la grandeur de leurs lettres
et les soupirs sont les espaces qui font respirer les grands textes
si la vie se découpe en phrases
les moment sont construits de mots
confectionnés par les caractères
minces et agglutinés
humbles et presque invisibles
dissimulées dans le grand SENS
(écrit en MAJUSCULE
pour qu’on s’y concentre)
la souffrance est souveraine
des petites comme des grandes biographies
mais elle devient perverse
quand elle se compare à elle-même
les MÉMOIRES et les souvenirs
les déprimes et les MARTYRES
se partagent le noir sur les pages de l’humanité
au chapitre des dépliés
des secrets dévoilés ou de l’actualité
en minuscules et sans virgules
pour permettre aux MAJUSCULES
de bien étendre leurs ailes
leurs " L "
leurs " l "

D'eux a nous...

Les deux mains dans l’humus,
En poussière jusqu’au collet,
Le nez aligné avec leurs doigts de pieds,
Ils creusent, plantent, sèment…

La tête dans les rayons chauds,
En connexion directe avec le sous-sol,
Le souffle dirigé vers la terre,
Ils soignent, engraissent, arrosent…

Le ventre qui chante en gargouillis,
En harmonie parfaite avec nos cœurs en appétit,
La mélodie dédiée au grand soleil,
Ils cueillent, déterrent, récoltent…

Le corps réchauffé par la gratitude,
En admiration devant la couleur de leurs légumes,
L’assiette parfumée par les herbes de mon pays,
Nous dégustons, savourons, jubilons…

nulle part

Je bulle sur les reins de la Terre
En attendant que la lune s’absente.
Comme une fin qui patiente pour un début,
Je piétine sur place en hâte vers aucune direction…
La ville est trop vaste et renferme trop de possibles.
Elle me rempli l’impressionnée,
Pour que je reste coite sur un point pas donné.
Ce point n’est pas le mien.
J’existe à nulle part.

Chachic

Petit bouton de sauge,
Tourbillon,
Doux lion des montagnes,
Toupet!
Cœur de poils,
Créature farfelue,
Chat-maille,
Mascarade…
Chat jazz,
Chatouille,
Chat poussière,
Chat du désert.
Brin de fête,
Mini Dragon,
Nin-chat-mouche,
Chat chic!
Petit tapis gris…
Pomme d’Api!
Petite bête de ma tête,
Tu m’as accroché par les pieds et tu as mordu mes doigts jusqu’à mon cœur.
Petit-brin de Bonheur!
Je t’aime…
Explorateur de l’Amérique,
Tu es parti découvrir les terrains de jeu de notre Terre!
Sans nous…
Reste bien vivant,
Mon vœu de te retrouver dandinant,
Sur mon chemin,
Demain.

Chat électrique,
Chasse statique…
Surprise,
Je t’ai retrouvé,
Sur un perron gentil,
Qui t’as nourri d’amour de gens,
En soins et en croquettes…
Petit vent,
Pelage de fleuve,
Te revoilà dans ma tasse d’eau!

bulle pleine

Une boule blanche dans mon ciel glisse,
Présence
Dans l’humeur de mon ventre jusqu’à mon cœur.
Intuition
Bulle pleine d’un reflet de lumière creuse,
Miroir
Elle laisse le feu projeter du chaud sur mon froid.
Balance
Gonflement du territoire en-dedans de toutes les mers,
Connexion
Elle retient puis repousse les eaux trembles.
Pulsation
Horloge du terroir pour toutes les mères et leurs filles,
Cycle
Elle conduit le grand mouvement qui fait danser les sœurs.
Force
Valve précieuse libératrice des volcans,
Écoute
Elle reçoit tout ce qui veut exister.
Accueil

amies fantastiques

Il m’a fallut sourire,
Pour les sentir arriver.
Il m’a fallut rire,
Pour les savoir me regarder.
Il m’a fallut choisir,
De les croire à mes cotés.
Les fées…

vendredi 9 octobre 2009

Le petit peuple du verger

Cueilleuse robotique,
Monte
Travailleuse mécanique,
Descends
Une ligne droite sur une échelle en métal,
Remonte
Guettant les cercles du temps.
Redescends
Je suis le compte de mon argent,
Penche
Et je respire à peu près.
Redresse
J’ai soif et je l’ignore.
Marche
Je me projette dans l’ailleurs,
Transfère
J’ai hâte à bientôt.
Retourne
Je n’existe que dans le faire,
Monte
Et mes bras imitent les mouvements d’hier…
Descends
Quelque chose manque à mon JE?
Décroche
                                   *
Autour de ma bulle,
Monte
Une libellule.
Descends
Trois tours et une vrille,
Remonte
Puis elle la perce.
Tombe
J’ai les pommes en dégringole,
Les pieds en glissades,
Les bras en arabesque,
Les jambes en plein vol,
Et la tête à la renverse.

Elle se pose sur mon nez.
Inspire

Coyote rôde autour du verger,
Il s’est approprié les environs.
Expire

Elle vient pour faire le klaxon.
Son cœur de bestiole se souvient,
Elle le connaît bien…
Inspire

Libellule n’a pas toujours revêtu la même tenue. 
Ses ailes ont la dimension,
Des écailles qui la couvraient,
Au temps où elle incarnait le Dragon.
Expire

Son brûlant pouvoir éclairant les nuits noires,
Elle voltigeait à travers les ombres,
En crachant la lumière de son fond.
Son souffle inspirait les magiciens,
Dans la création de leurs jeux d’illusions.
Inspire

À l’aube d’un de ces jours où la lune veillait après la nuit,
Coyote la mis au défi.
Fatiguée,
Elle s’emmêla dans les filets de la fierté.
Pour prouver la grandeur de son charisme,
Elle se jeta dans le risque.
En réalisant une rare prouesse fantastique,
Elle s’extirpa de son potentiel magique.
Elle se transforma,
Pour la dernière fois.
Expire

Dans ses nouveaux attributs,
Elle  volète  en toute simplicité,
En paradant les couleurs que l’on ne trouve plus,
Dans ce que l’on croit être la réalité. 
Elle porte humblement le scintillant,
Pour refléter les forces invisibles du moment.
Inspire

La créature s’éclipse en battant des ailes.

                        Elle me rappelle à mon potentiel,
À ma lueur de dragon,
À ma toute personnelle saison…

Nul besoin de devenir car je suis.

Mes différences sont des pouvoirs,
Il n’en revient qu’à moi d’y croire.

Nul besoin d’ailleurs car n’existe que l’ici,
Que je crée d’instant en instant.

Mon cœur bat et je l’entends.

Je me relève tranquillement.

Je bois de l’eau.

Je respire jusque dans mon dos.

                                   *

Mes doigts autonomes retournent à leur cadence d’automate.

Mon corps tempo vibre en balancements.

Il conduit le rythme du grand mouvement.

Monte
Descends
Remonte
Redescends
Penche
Redresse
Marche
Transfère
Retourne
Monte
Descends
Décroche

*

Une  guêpe se prélasse et s’étire la nuque.
Elle fait le plein de soleil et de sucre,
Sur une  pomme de l’arbre dans lequel  je cueille.

Mon bras s’allonge à travers les feuilles,
Attrape son terrain du revers de la main.

Son dard en forme de crochet,
M’injecte son savoir et me frise le collet.

Elle me soulève de terre,
Se frotte à mes nerfs,
Et cogne mes envies.
Elle me gonfle,
M’endolorit,
Me rougit,
Me contrarie.
Me trouant les sensations,
Me brisant la stagnation,
Me grillant l’apathie,
Sa magie s’installe dans mes zones endormies.

Je décharge mon cri.

J’ai le pourpre en bouillons,
La gorge en frissons,
Le venin au cœur,
Les entrailles en pleurs.

Guêpe a soufflé sur mon feu,
Ça a réchauffé mon vent.
Elle m’a aspiré dans le jeu,
Par le ventre,
Avec ses dents.

J’ai le ressentiment dans le champ,
Et la confusion dans le sang.

Je m’expulse du verger d’un grand saut.
Guêpe m’a fait pousser des crocs.
Je m’en vais les aiguiser,
En mordant dans l’oreiller.

Puis je m’assoupie,
Pour la nuit…

                                   *

Une araignée s’est recroquevillée,
Dans un sombre racoin de mon échelle glacée,
Pour qu’au petit matin,
Elle me transporte dans son activité.

Araignée blanche comme la lune,
Trace les lignes tranquilles de son menu.

Sur un fil plus solide qu’elle-même,
Elle monte et descend,
Avec grâce et détachement.
Elle se faufile dans mon corsage,
Et m’attrape par le cœur.
Elle m’invite dans son ouvrage,
Puis me transmet son humeur.

Elle me prend dans ses 8 bras.

Elle chérit mon bonheur,
En repoussant toutes les frontières,
De mes sens et de mon imaginaire.

Elle me recouvre de son tissu et m’enseigne l’art de la toile.

Elle me joue dans les tisons,
Me chatouille les impressions…

Le paysage se transforme en idées,
L’univers semble respirer,
Mes gestes veulent se danser,
Les fruits savent voler,
Leur couleur, leur odeur et leur saveur se jouent de moi…

Pendant que je me concocte,
Que je me compote succulente.

Lune me surprend avec une orbite diurne,
En veillant tout le jour,
Elle partage le ciel avec Soleil, Outarde, Aigle et Cumulus.

Montagne m’entoure,
Me caresse,
Embrasse ma petitesse.

Je cueille des délices,
Je suis le respire du sucre.

J’hume les rayons qui brossent la chaire sublime,
Des fruits que je décroche de mes mains agiles.

Je fais aérer ma légèreté,
Je laisse la lumière circuler…
J’ouvre grand les portes de mon esprit,
Je me vis,
Je me crée,
Je m’écris.

*

La suite de ma journée,
Se déroule dans mon salon.
Accompagnée du petit peuple du verger,
Je laisse les mots faire de moi une chanson.

Dans le vent chaud d’une forte inspiration,
Je sens monter le scintillant,
Le grand Dragon.

En robe d’écailles d’un bleu brillant,
Il s’empare de mon échelle et me soulève,
Pour  faire de moi son élève.

Je marche sur les branches,
Pendant que les pommes se croquent et se dégustent.

Mes souliers se détachent dans une séquence,
Où j’ai enfin le sentiment d’avoir l’heure juste.

J’aperçois Araignée crocheter son alphabet,
Sur un fond de ciel,
Avec mes lacets.
Elle s’invente un abécédaire,
En se foutant bien de l’éphémère.

Lune m’accroche au vol,
Et me fait chavirer.

Ma bulle s’étend tout autour de Montagne.
Elle englobe le verger en entier.

J’inspire le vert,
Et toute la Nature Mère.

J’expire le rouge,
Et l’argent se manifeste dans mes mains qui bougent.

Guêpe repose sur mon bras.
Pour me garder en alerte,
Elle reste avec moi.

Araignée tricote,
Un grand filet pour accueillir Coyote.
Pendant que je prends des notes,
Sur le manteau de Libellule,
Qui a retrouvé sa forme de Sorcier,
Pour me prêter ses ailes,
Le temps d’apprendre à voler sans elles…




samedi 12 septembre 2009

Blisss

Feeling the perfection of life,
Consciously experiencng the cosmic intelligence,
Breathing the whole,
Following the flow,
Letting it be…

Amie-plume Chouch-outil

Petit outil a pitons,
Plat, lisse et sans vis,
Tu fais ma joie du jour,
Avec toi je célèbre mon retour!
Les lettres se suivent au rythme de ma pensée,
Les phrases se juxtaposent sans papier,
Et le sens se crée a partir de mes idées…
Je dévierge la machine a coup de clic et de tac!

dans le vent!

Sur la mobilette a Valiquette…
Ou sont les roues?
J’avance pourtant… comme en flottant les cheveux au vent!
Et sans carburant polluant!
Mais je vais ou?
Et comment?
Je ne sais pas dutout.
Je choisi de rester dans l’flou…
J’écris et je vois des mots durs et doux partout,
Je mange, je travaille et je dors avec mon chouchou,
Mais quand je reprends le volant,
Il n’existe plus que le monde et mon vent.
Je souffle sur la pluie,
Je réchauffe l’automne,
Je fais sécher les feuilles glacées par la rosée,
Je peux tout,
Du moment que je file a genoux sur le banc,
Les mains sur le guidon et les pattes en avant,
Je tapotte mon trajet,
Je roule sur les mots,
Je phrasotte le paysage,
J’embraye avec les images…
Je suis en route pour la vie,
Avec mon nouvel ordi sans klaxon et sans destination!

lundi 3 août 2009

le soleil est rouge et la lune aussi...

Pendant que la foret brule, moi je danse avec l'echelle.
La face dans les feuilles, je respire et mes mains parcourent les branches du verger pour decrocher le plus de fruits possible...
Mon travail est un sport de competition!
Mon objectif professionnel: le depassement...
Mon defi: rester focus...
Le secret: garder le rythme!

J'adore!

Et la foret brule encore...

vendredi 24 avril 2009

Printemps à pied!

Je lis dans les pages de mon paysage,
Des clotûres en métal et le béton banal,
Des tites voitures, des grosses ordures,
Des gens qui sourient, des regards flétris...

Mon vélo est cassé, perdue ma liberté!
Pour que ça continusse d'aller fort,
Je respire de tout mon corps,
Et je pars à la chasse au trésor!

lundi 30 mars 2009

Biscuit à refaire à l'infini!

Deux très grosses cuillèrées de beurre d'arachide, mêlées à un peu d'huile de tournesol et d'une grande coulisse généreuse de sirop d'érable font une belle mixture lisse et collante dans le fond d'un bol! avec autant de farine de sarrasin que de farine de chataigne pour recouvrir complètement l'acollage de gras sucré, il se forme une pâte qu'il est possible d'homogénéiser à la fourchette... avec un peu de sel et de cannelle, ya de quoi faire la base d'un cookie-gentil-santé-et-sans-gluten! Après, toutes les combinaisons de saveurs sont possibles... Chocolat blanc et canneberge, Amande et dattes, Abricot et noix du brésil, ou encore: mon préféré... en rajoutant du cacao aux farines, puis des cassures de chocolat noir et des noix mélangées à la pâte finale, c'est juste assez cochon... mais c'est pas aussi cochon qu'avec un parsemage de morceaux de sucre d'érable!

Le biscuit géant couché sur le papier ciré, près à se faire dorer à 350 degré C pendant assez de temps pour cuire et pour embaumer toute la maisonnée! sera aussi bon sur la langue que pour le bedon!

Lait d'amande pour dé-jeûner...

Blanche onctuosité sans thé!

100 ml d'amandes ont reposé dans un bol, arrosées d'une eau simple, le temps de mon sommeil.
Au petit matin, je les ai amoureusement rincées puis déshabillées de leur léger manteau lousse pour les inviter à se blottir ensemble au fond du mixeur.
4 abricots séchés (sans sulfite) avaient baignées aussi de leur côté, toute la nuit durant, dans 300 ml d'eau pure. Les fruits, leur jus de bain de nuit et les douces et lisses noix ont fait connaissance dans la machine et se sont aimés allègrement parce qu'ils en sont ressortis UN...

Un divin breuvage pour que mon jeûne de la nuité cesse en beauté.

J'ai fais passer le nectar de nuage dans un coton-fromage, pour en réserver la pulpe que j'incorporerai à mes galettes de sarrazins pour le diner!

Puis, dans un grand verre nu, s'est écoulé un bonheur d'une splendeur unique. Un lait de noix que je ne suis pas prête d'oublier, un blanc à boire plein de candeur et de sensualité qui s'est mêlé à mon corps aussitôt mes lèvres trempées.

J'en ai gardé quelques gorgées pour mon amant qui reviendra ce soir de travailler, ainsi je pourrai partager avec lui les lueurs de ma splendide expérience spontanée.

vendredi 27 mars 2009

J'ai le demain insécure!

J'ai dis j'en ai peur aussi, desfois, bien sur...
Peur?
Confusion en face de l'inconnu.

Je sens le vide devant et derrière et la densité du moment...
L'espace, marbré de temps.

Et ce temps qui n'existe pas mais qui persiste à se faire entendre,
Se faire voir, toucher, gratter, chatouiller...
J'ai le vent qui frissonne, le respire en trombone,
J'ai le temps qui bourdonne, le pti-coeur en gigogne,
Et la soif de maintenant me prend par les pieds!
Absurde faim de demain...

mercredi 25 mars 2009

Un brin de quétainerie pour dire merci!

J'aime l'Aujourd'hui. Merci la librairie!
Vin rouge, salade rubijou, agneau, pimenton, fleur d'ail et safran,
Biscuit au chocolat, érable, infusion de menthe et bizoux,
Blabla du printemps autour d'une table d'équinoxe...

Merci Jacques et Renée d'avoir créé cet univers de pages et de couleurs à travers duquel j'existe en ce moment. C'est en gravitant autour de votre joyeuse cosmologie que j'expérimente la vie depuis près d'un an, c'est sur les tablettes que vous avez construite que j'ai retrouvé mes vieux amis, eux que je croyais perdus: Curiosité, Passion, Écoute et Service.

Merci pour "Emprésencement" Jacques...
Merci aussi pour "Un mot bien placé vaut milles images"!
Merci pour "Le concept du continuum" Renée,
Merci aussi de partager ton point de vue sur la maternité et la féminité...
Merci pour la légèreté Isabelle, pour ton feu et ton vent, ton humour et tous tes mots!
Merci pour la féérie Amélie, pour ta foi, ta fougue et ta beauté!

Merci... (envie de le crier, le pleurer, le chanter... à la place je l'écris! :) Merci!

Qui pose la question?

Si je suis et que tu es, alors nous sommes...
Toi et moi, si semblable!
Qu'est-ce qui nous distingue dans l'être?
Le point de vue?...

dimanche 22 mars 2009

Lourde et légère, entre ciel et terre!

Voler semble plus fantasque que les autres jours, mon corps pèse sur mes jambes et sous mes doigts, la gravité est plus solide que mes os! Drôle d'idées que de défier l'ordre et la démarche humaine en traversant un espace en hauteur plutôt qu'en longueur.

Sur les hautes parois grises et froides, des petites taches colorées dessinent des chemins verticaux vers le plafond... Et je marche sur les murs! Moment de grâce et de dépassement, je rencontre mes limites et je les questionne...

Tous attachés les uns aux autres, nous nous balançons au-dessus de la confiance en nos corps et en notre présence!

Merci cousin pour l'invitation, merci de nous partager ta passion, merci pour l'inspiration, merci!

Ici ou la-bas?... Aha!

Peu importe où, c'est à partir de mon point de vue que je suis,
C'est dans mon corps et à travers mon espace mental que je vis.

Alors la-bas ou ici...

Quand je bougeais et que jamais je ne me posais,
Je rêvais toujours d'après, j'anticipais, je me projetais.
Dans une grande quête de devenir, excitée par l'avenir,
J'étais transportée par la promesse d'un "tantôt" de plaisirs.

J'allais la-bas... Pourquoi?

Je cherchais un ici qui me donne l'impression d'être en vie.

Ici est toujours làlà, maintenant, sous mes pieds.
Quoi chercher?... ya rien à trouver!!

Je peux m'exciter et m'agiter en face du futur,
J'en ai peur aussi desfois, bien sûr,
En sachant cependant qu'il ne me promet rien de plus ni de moins,
Que ce à quoi j'ai droit, làlà.

À chaque fois, dans chaque pas,
Inspirer, expirer, observer, sentir, créer...
Écouter, lire, écrire, bouger et aimer...
Être!

Ici, je suis.
La-bas c'est quoi?

jeudi 12 mars 2009

Je réponds à ma soif, je m'abreuve à la source...

Je m'en retourne au gré du vent! Je troque mon loyer pour une tortue!

Petits pas et petits pois! cet été, j'aurai la lune au ventre et la tête au soleil!

Les orteilles en dialogue constant avec le noyau de la terre... Je m'en vais être parmis les arbres et les rivières... Je m'en vais témoigner de leurs pulsations, sans les posséder comme une plante d'intérieur ou un poisson d'aquarium, je m'en vais les sentir sous mes doigts.

mardi 10 mars 2009

Au clair de la lune

C'est le clair de la lune qui m'a réveillé se matin... Son reflet plus blanc que blanc, dans le mirroir du vivoir parvenait jusqu'à mon oeil. En sortant de mon rêve étrange, j'étais déjà toute là, au coeur de mon coeur et la lune au ventre.

C'est au clair de la lune que j'écris ce matin... Le rythme à travers mon corps se faire plus qu'entendre, il s'impose depuis mes 14 ans. Mais c'est aujourd'hui que je décide de l'accueillir, de l'honnorer, de le respecter et voilà qu'il se syncronise avec mon astre-mère. Ce matin, la lune est plein et j'ai pondu un oeuf aussi rond qu'elle!

J'entre dans ma période féconde. Mais ce mois-ci encore je ne ferai pas de cette occasion un autre être humain... Je garde ca pour plus tard! Mais je n'en ferai pas moins!!!

Chaque mois, je suis appelée à créer, à travers un cycle sacré, je suis invitée par la Nature à m'intérioriser pour mieux me renouveller, me réinventer et créer. Et j'ai fais le choix de ne plus résister... C'est alors qu'aujourd'hui, le pincement dans mon ventre-lune est sans s'il vous-plaît!


La lune est belle, la lune est pleine, plus ronde que ronde;
Couleur de lait, sans « s’il vous plait », plus vraie, que vraie;
Le col en fleur, perle lueur, plus haute que haute;
Nourri mon cœur, au goût de beurre, plus grasse que la grâce;

La lune est belle, la lune est pleine, plus ronde que ronde.

mmm...

Mélancomique,
Même mélancomédique!
Mélangée et védique...
Mélangélique?
Mélancolique, comique et tragique...

Tragico-mélancomique, ouais!

C'est çà!

lundi 16 février 2009

Vivre autrement

À chaque ère, depuis le début de l’histoire de l’humanité, des petits groupes de marginaux ont choisi de vivre autrement. Les idées qui étaient représentées par cette minorité, souvent, ont fini par engendrer des révolutions… Une fois adoptées par la majorité, ces mêmes idées provoquaient la mise en place de « systèmes » qui allait rapidement inspirer les actions et former les nouveaux paradigmes de pensées pour toutes les sphères de la société.

Chaque fois, après un temps, des nouvelles données entraient en jeu, et une autre minorité se devait de recommencer…

Remettre en question ce qui est établi…
Réinventer…
Créer…

Les traces de ceux qui ont marché leur chemin avant nous, parlent d’une autre réalité sociale, économique et environnementale. Le contexte actuel nous demande de tracer notre propre chemin, il veut nous voir le débroussailler. En restant à l’écoute de ce qui nous meut, en restant attentif au potentiel que renferme chaque instant, nous pouvons avancer et grandir, en harmonie avec les nouvelles conditions de vie sur la planète.

Certains croient qu’il est possible d’exister dans son plein potentiel en ne dépendant que d’un minimum de moyens. En prenant conscience de nos besoins réels et en y répondant le plus sagement possible, on peut faire le maximum avec le minimum. On peut trouver plus d’énergie pour créer, agir et se mouvoir, tout en consommant moins de ressources…


Vivre autrement, pour exister vraiment…

AUTREMENT pour « d’une autre manière »
VRAIMENT pour « de manière vraie »

Je crois en AUTREMENT et en VRAIMENT…
Est-ce que ça fait de moi une utopiste?

C’est à partir de mes croyances que je crée et que j’agis.
C’est en prenant conscience de leur existence propre, dans moi, que je peux les voir me mouvoir, et c’est en les acceptant que je peux agir dans mon plein potentiel.
Mes croyances peuvent me freiner si elles sont cachées, ignorées ou jugées…
Il n’y a que moi pour choisir de les dévoiler, de les accepter.
Et elles se transforment en force d’action.
C’est en prenant pleinement conscience de ce qui me meut que j’existe dans mon plein potentiel, que je vis au maximum.

Oui, je crois que j’ai le choix, croire ou me résigner, observer ou nier…


Mais ça ne suffit pas d’avoir choisi.
Pour vivre autrement, chaque geste demande de re-choisir.
Chaque pas sur mon chemin me redonne le choix.