lundi 12 juillet 2010

Ronde

Une planète croissante orbite autour de mon vent pendant que je m'abreuve à la courbe de chaque instant du voyage qui me transforme en mère...

jeudi 29 avril 2010

À travers moi je prends soins de toi

Petit être fusion,
Tu provoques la grande transformation,
Celle qui me fera passer de moi à l'autre.
Je te souhaite la bienvenue dans mon vent.
Je ferai du plus meilleur de mon mieux pour rester intègre,
Pour toujours laisser être ce qui veut m'être à travers...

vendredi 23 avril 2010

À notre petite graine de Bobab

Petite virgule dans mon coffre de chair,
Lové au creux rouge de mon corps cocon ouatté,
Tu fais de moi le souffle de l'univers,
Dans son plein potentiel de création.

En laissant être les forces cosmiques,
Invitée par toi dans mes émotions les plus tangibles,
J'observe la tendance grandissante de la graine que j'ai été.

Arbre mature,
Je donne maintenant des fruits qui contiennent des semences.

Tu es la plus forte,
Celle qui a frayé son chemin à travers les intempéries,
Celle qui a réussi à se loger dans la terre sacrée,
Pour y pousser des racines,
Celle qui s'ajoute à mon paysage,
Lui qui se taille, jour après jour, une place au soleil.

Petite âme qui rôde et qui surgit,
Je te reçois en mon centre.
Tu m'honnores de ta présence,
Tu fais de mon corps un temple au milieu de la forêt.

vendredi 8 janvier 2010

Je fonds

Sur un mur d'étoile, je fonds...
Telle une crème glacée marbrée,
Ou un verre de rouille,
Un squelette.

Sur un creux de misère,
Je chiale à en faire rougir la mer,
Qui sait trop bien que c'est assez comique,
De se laisser aller à la pitié de soi,
Les 2 pieds dans la ouatte comme moi!

Je suis d'accords avec elle...
Rien à dire ou à rajoutter,
Gâtée pourrie!
Pourrie comme un plat de suchi qui fait le chemin à l'envers...
Qui fait vomir à en faire trembler la terre...

Dormir pendant plus de 30 heures,
Pour récupérer de toutes ces nuits,
Ou l'oeil ne ferma pas.
Maintenant à plat,
Je fonds.
Je me désagrège...

Je suis nodule,
Ridule ridicule,
Rotule en nylon,
Sans cotton,
Élastique,
Tendue et échappée,
À travers la nuit étoilée.

Minuscule,
Je vole,
Dans l'infini Rien.
Je suis bien.
Bien à moi.
Loin de tout ces Toi.
Sous mon toit.

Lui qui ne fait semblant de rien.
Car il n'est rien d'autre qu'un mur de plafond,
Qui donne sur les étoiles,
Qui donne sur la nuit,
Qui donne sur l'infini,
Qui donne sur Rien,
Qui donne sur moi...
Qui fond.