Sur un mur d'étoile, je fonds...
Telle une crème glacée marbrée,
Ou un verre de rouille,
Un squelette.
Sur un creux de misère,
Je chiale à en faire rougir la mer,
Qui sait trop bien que c'est assez comique,
De se laisser aller à la pitié de soi,
Les 2 pieds dans la ouatte comme moi!
Je suis d'accords avec elle...
Rien à dire ou à rajoutter,
Gâtée pourrie!
Pourrie comme un plat de suchi qui fait le chemin à l'envers...
Qui fait vomir à en faire trembler la terre...
Dormir pendant plus de 30 heures,
Pour récupérer de toutes ces nuits,
Ou l'oeil ne ferma pas.
Maintenant à plat,
Je fonds.
Je me désagrège...
Je suis nodule,
Ridule ridicule,
Rotule en nylon,
Sans cotton,
Élastique,
Tendue et échappée,
À travers la nuit étoilée.
Minuscule,
Je vole,
Dans l'infini Rien.
Je suis bien.
Bien à moi.
Loin de tout ces Toi.
Sous mon toit.
Lui qui ne fait semblant de rien.
Car il n'est rien d'autre qu'un mur de plafond,
Qui donne sur les étoiles,
Qui donne sur la nuit,
Qui donne sur l'infini,
Qui donne sur Rien,
Qui donne sur moi...
Qui fond.
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