mardi 3 mai 2011

En réponse à la vague noire, une lettre multicolore...

Avec un gouvernement conservateur majoritaire, nous pourrions nous morfondre pendant les 4 prochaines années, je suis certaine que nous aurons toutes les occasions de le faire. Mais est-ce qu'en paradant notre mine basse et en nous disant victimes d'un système pas-vraiment-démocratique, nous ne donnons pas plus de pouvoir aux décideurs-veston-cravate qu'ils n'en ont en réalité?

Nous pouvons choisir de canaliser nos énergies à créer des alternatives, en échangeant nos costumes de martyrs contre ceux d'acteurs de changement. Il semble que le Québec en entier porte aujourd'hui la couleur du soleil, pourquoi ne pas se laisser aller à croire que tout est possible!

Si notre système politique ne nous permet pas de donner le pouvoir à celles et ceux par qui nous nous sentons représenté-e-s (si tel était le cas, il n'y aurait que 40% de décideurs conservateurs en chambre), nos gestes et ce que nous décidons de faire de chacune de nos journée peuvent nous ressembler à 100%... Il appartient à chacun-e de nous de regarder nos idéaux en face et de travailler à leur faire écho dans tout notre être, dans notre vie, dans notre quotidien. Soyons cohérent-e-s! 

Nous possédons tous un pouvoir politique qui dépasse celui de notre rôle de citoyen partisan d'un parti ou d'un autre. Ni Harper ni personne à Ottawa ne pourra nous empêcher de s'impliquer localement. Chaque jour, il nous est offert de nous positionner. Nous avons l'occasion de voter en tant que consommateur, nous avons le choix d'agir selon nos convictions. Derrière l'assouvissement de chacun de nos besoins matériels se cache un vote. Chaque repas est une occasion d'encourager les gens de chez-nous. Chaque situation conflictuelle avec autrui peut devenir une façon de préférer la paix à la guerre.

Incarnons les valeurs qui se cachent derrière le X que nous avons dessiné ce fameux 2 mai, soyons fièr-e-s de nos différences et surtout restons solidaires! Quand je regarde les couleurs sur la vue géographique de la nouvelle réalité électorale, je vois un Québec plutôt unifié. N'avons-nous pas raison de s'en réjouir?

En ce 3 mai 2011, je trouve en moi la force de continuer de croire en un monde plus juste, plus respectueux de l'environnement et plus tolérant en face de la différence. Je formule le souhait que nous décuplions tous notre potentiel de création et que nous profitions de cette épreuve bleu-foncé pour grandir en tant que participant-e-s de cette société.