mercredi 9 décembre 2009

les minuscules

elles sont hyper existantes
par-delà tous les paragraphes
au-delà des plus longs alinéas
aussi menues que d’autres sont géantes
elles contiennent les histoires
elles composent les poésie qui collent
à la peau jusque dans nos os
les minuscules basculent sans bruit
pendant que les MAJUSCULES attirent l’attention
les drames ne se mesurent pas à la grandeur de leurs lettres
et les soupirs sont les espaces qui font respirer les grands textes
si la vie se découpe en phrases
les moment sont construits de mots
confectionnés par les caractères
minces et agglutinés
humbles et presque invisibles
dissimulées dans le grand SENS
(écrit en MAJUSCULE
pour qu’on s’y concentre)
la souffrance est souveraine
des petites comme des grandes biographies
mais elle devient perverse
quand elle se compare à elle-même
les MÉMOIRES et les souvenirs
les déprimes et les MARTYRES
se partagent le noir sur les pages de l’humanité
au chapitre des dépliés
des secrets dévoilés ou de l’actualité
en minuscules et sans virgules
pour permettre aux MAJUSCULES
de bien étendre leurs ailes
leurs " L "
leurs " l "

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